A long terme

     Les rayonnements thermiques peuvent eux provoquer, à long terme, des chéloïdes. Ce sont des cicatrices de brûlures apparemment guéries qui gonflent anormalement et déforment la peau. La plupart des personnes touchées se trouvaient à moins de 2 Kms de l’épicentre. Mais il existe un diagnostique commun à tous les survivants. En effet, toutes les personnes concernées par l’explosion de la bombe et ses conséquences en restent profondément choquées, marqués psychologiquement. Certains même sont atteints de troubles neurologiques et psychiques graves. De plus, les Hibakushas sont constamment humiliés, repoussés à cause de leur apparence. Mais parfois, ils sont tout simplement repoussé parce qu’ils risquaient de faire des enfants étranges, selon les personnes saines. De nombreuses jeunes personnes n’ont ainsi jamais eu d’enfant ou de mari à cause de leur simple présence à Hiroshima ce fameux 6 Août 1945.

    Les effets héréditaires sont les effets qui se manifestent chez les personnes descendantes d’une personne irradiée. Dans le cas d’Hiroshima, il s’agit des enfants ou des petits-enfants des Hibakushas, voire des descendants plus lointain, atteint d’une façon quelconque par l’irradiation de leur parent.

    En effet, les rayonnements attaquent les cellules par ionisation. Elles peuvent être touchées de deux manières : soit par irradiation externe, directement par les rayons, soit par irradiation interne, des éléments radioactifs ingérés ou incorporés au reste du corps irradient les organes de la personne concernée. Or, les cellules les plus sensibles restent les cellules germinales. L’irradiation de ces cellules peut provoquer des mutations ou des lésions irréversibles ou non sur les chromosomes des cellules reproductrices qui risquent de tuer l’enfant in utero, s’ils ne provoquent pas une anomalie grave dans les premières années de l’enfant. Cependant, ces résultats n’ont pas été établis sur une population importante, beaucoup de femmes ayant décidé d’avorter suite à l’explosion de la bombe. De plus, certaines anomalies peuvent être réparées par les cellules, diminuant ce genre de cas qui restent tout de même probables.

      Mais il n’y a pas que cela. Les survivants ont eux aussi eut des problèmes suite à cet évènement, la plupart ayant été contaminés par les retombées radioactives. L’eau bue ou les éléments ingurgités ont pu provoquer un déséquilibre cellulaire, mais cela est très difficile à établir car les doses ont été différentes pour chaque personne, et elles n’ont pas toutes réagies de la même manière à l’irradiation. Cependant, d’après des études de population, on peut établir quelques certitudes : dans les trente années suivants l’explosion, de nombreux cancers ont été déclarés. Les cas de cancers des os et les leucémies ont augmentés considérablement une dizaine d’années après les évènements, tandis que d’autres cancers, comme celui de la tyroïde, de la peau ou des ovaires, se sont développés trente ans après l’attaque nucléaire.


 

Et maintenant, la conclusion !